JOURNEE DE LUTTE CONTRE LE SIDA
JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE SIDA
Manifestation 30 novembre 2007 à 18h30 Porte Saint-Denis - La Bastille
PARI-T vous remercie d'avoir répondu présents pour cet évènement et d'avoir ouvert ces funestes festivités. Montrer que notre militance reste vivace devant la progression de la maladie. Rompre le silence de nos politiques pour que notre lutte devienne leur priorité.
TRANS ENSEMBLE CONTRE LE SIDA
LE SIDA NE FAIT PAS DE DIFFERENCE... LUI !
QUELQUES INFOS A FAIRE SUIVRE...
Description de la manifestation:
Sida : à quand la parité ?
Parce qu'en France, les femmes représentent 42% des nouvelles contaminations, il est plus qu'urgent de renforcer la promotion et l'accessibilité des préservatifs masculins et féminins.Parce que dans le monde, 48% des séropositifs sont des séropositives, il est inacceptable que la recherche ne s'occupe pas des conséquences du virus et des traitements sur le corps des femmes.
NOUVELLES EPIDEMIOLOGIQUES SUR LE SIDA
L’ONUSIDA et l’OMS viennent de faire connaître leurs dernières estimations sur l’épidémie de sida. Et les chiffres sont surprenants ! En effet, ces agences onusiennes estiment qu’environ 33,2 millions de personnes vivent avec le VIH-sida dans le monde, contre une estimation de 39,5 millions l’an passé.
En réalité, comment comprendre cette modification ? Il s’agit d’une révision importante des données épidémiologiques globales, basée sur une amélioration des données et des outils pour estimer l'épidémie. Six pays expliquent à eux seuls 70% de cette révision du nombre de personnes vivant avec le virus, dont l'Inde, le Nigéria, l'Angola et le Mozambique, pays dans lesquels la baisse ne s'explique que par une amélioration des méthodes et non par des succès de la prévention.
En lisant attentivement les données publiées, il est aisé de comprendre que cela ne signifie pas que l’épidémie ne progresse plus ! Avec 2,5 millions de personnes nouvellement infectées dans le monde cette année et 2,1 millions de mort, la dynamique de l’épidémie est forte et le nombre de personnes vivant avec le VIH, in fine, augmente toujours. Globalement, l’épidémie de sida reste le plus grave problème de santé publique de ce siècle. Surtout, la mortalité reste trop élevée, malgré les progrès important réalisés dans l’accès aux soins et aux traitements.
Hélas, ces données confirment que pour chaque personne mise sous traitement, et pour laquelle on peut légitimement penser que sa durée de vie et sa qualité de vie vont s’améliorer, quatre nouvelles personnes s’infectent. Enfin, la répartition géographique reste sensiblement la même, avec l’Afrique subsaharienne qui concentre les 2/3 de l’épidémie de sida et l’Asie où l’épidémie continue de progresser à un rythme soutenu.
En Afrique subsaharienne, le sida est la première cause de mortalité ; Il faut se féliciter de mieux connaître les réalités de l’épidémie au niveau d’une nation ou d’un continent, ou à l’échelle de la planète. Mais force est d’admettre que cela ne change pas grand-chose pour les acteurs de la lutte contre le sida qui au quotidien n’ont pas assez de moyens humains et financiers pour multiplier les programmes d’accès à la prévention, aux soins et aux traitements.
Aujourd’hui, les progrès enregistrés ne sont pas suffisants et la lutte contre le sida reste une priorité absolue. A ce titre, les efforts de chaque pays, développés ou en développement, doivent être pérennisés et renforcés. La récente décision de la France de réduire sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme augure hélas d’une remise en cause de la solidarité vis-à-vis des malades des pays en développement.
Pour obtenir toutes les informations sur les nouvelles estimations épidémiologiques
http://www.unaids.org/en/HIV_data/2007EpiUpdate/default.asp
